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dimanche 28 octobre 2012

Québec ou Trois-Rivières?


 

Bonsoir Québec! Je viens de m’asseoir. Grosse journée de travail, encore. Je viens de m’ouvrir une bière. Il y a du football de la NFL à la télévision. Puis je voulais te parler, Québec! Tu dois te douter que notre relation ne roule pas sur l’or. Lorsque je marche sur ton pavé, que je sillonne tes trottoirs cimentés, que ton gazon chatouille ma peau, je ne sens pas cette sensation d’appartenance. Probablement que ma tête est ailleurs. Puis avec l’école et mon travail, des temps libres, je n’en ai pas plus ici qu’à Trois-Rivières. Mon frère pourrait en témoigner. Peut-être que tu ne le sais pas, toi, Vieille-Capitale, mais je suis un amateur de sports. Je suis un mordu de hockey et de baseball, entre autres. Je suis un fanatique! Ceux qui sont extrêmes! Il m’est arrivé de pleurer les échecs de mes équipes, ou encore les moments de joie les plus intenses. Chacun sa passion, me diras-tu? Eh bien sache que même tes équipes de sports ne m’ont pas conquis. Je n’ai ni papillons pour les Remparts, les Capitales ou encore le Rouge et Or. Ce n’est pas peu dire! Ce qui pourrait me faire pleurer aujourd’hui, c’est les kilomètres qui me séparent de mes parents et amis. Eux sont restés derrière, à espérer qu’un jour, nous reviendrons. Puis parfois, j’en viens à réaliser que mes parents vieillissent. Je suis réaliste. Et puis je me dis : « Ce n’est pas vrai qu’ils vont partir et que je vais vivre avec le remord de les avoir vu que trois ou quatre fois dans la dernière années » Je souhaiterais tant que notre relation redevienne physique, et non « téléphonnelle ». La vie est trop courte. En 2012, c’est encore pire! Mon cours se termine en avril. Sur le plan scolaire, j’aurai tout fait ce qui est en mon pouvoir. Deux diplômes collégiaux, un baccalauréat en communication et un certificat en journalisme. Mais Québec, je ne sais pas si je vais te choisir. En fin de compte, je ne sais plus où j’en suis. Québec ou Trois-Rivières? Le temps nous le dira…

samedi 27 octobre 2012

Le froid!

Fait-il froid ce soir? Probablement, ouais. Bref, le matin oui, il faut gratter nos vitres de voiture. Pour les français, je dirais qu'il faut gratter nos glaces de voiture. Encore faut-il leur expliquer le mot gratter? Je ne sais pas. Je ne sais pas quoi? Si Joe a un ''je ne sais quoi''. Bref, il se peut qu'en vieillissant, nous devenons sourd de la ''feuille''. Ou encore sourd comme une ''botte''. J'aimerais prendre un café avec l'inventeur de chacune de ces expressions. Quoi que dans son cas, il m'offrirait probablement de partager le joint. Il faut probablement être ''gelé'' pour en venir à de telles conclusions. N'allez pas croire que je viens de voir un autre jeu de mot dans cette histoire. Le joint du monsieur, l'inventeur, et la botte de foin. C'est probablement ce qu'il fûme, du foin. Donc, on deviendrait sourd comme un joint? Encore cela expliquerait-il la drôle d'attitude des vaches. Je ne crois pas non plus. Ce que je crois, c'est que j'ai besoin de sommeil.

jeudi 25 octobre 2012

Hommage à Paul Vallières


Paul Vallières nous manque. Peu importe le commis d’épicerie qui a côtoyé cette icône, ce personnage, il s’ennuie de lui. Du moins, il se souvient de lui ou d’une situation qui s’est produite en sa présence. Aujourd’hui, je suis toujours aux études. Mais j’ai aussi obtenu le poste de Paul, soit celui d’assistant-gérant dans une épicerie de la Vieille-Capitale. Puis Paul, c’est mon modèle. Un jeune hockeyeur se trouve une idole à imiter. Sidney Crosby ou même Brian Gionta. Le jeune chanteur fait pareil. Moi, dans mon emploi, c’est lui que j’essaye d’imiter, jour après jour, quart de travail après quart de travail. Non, je ne mâche pas ma gomme à la vitesse de Paul. Je ne mâche pas de gomme. D’ailleurs, cessez ces concours de mangeurs de hot dog ou de record « d’engouffreur » de sushi. Lancez plutôt le concours de mâcheur de gomme. Vous allez voir que « PoPaul » vaincra tout le monde, même sur la scène internationale. Bref, quand je me présente au travail le matin, j’essaie d’avoir sa bonne humeur. Il chialait parfois sauf qu’il souriait. Toujours. Puis il s’occupait du remplacement d’étiquettes et de commander la bière, comme moi. Nous avons des différences : lui c’est le Pepsi, moi le café. Il faut quand même avoir sa propre authenticité. Mais mon travail, je l’exécute comme lui! Comme lui me l’a montré…
Si je gagnais 50 millions, je m’achèterais un commerce. Peut-être bien une épicerie. Lui, il deviendrait gérant d'épicerie et sa femme gérante de boulangerie. Ah Manon! Puis dans la salle de pause, nous aurions la chaîne du Réseau Info Sport (RIS) pour regarder Sport 30, peu importe l’heure. Puis on installerait une table de billard et un jeu de dard. Je vous jure qu’on dinerait au magasin! Mais ça n’arrivera pas puisque je n’achète pas de billet de loterie. Bref, ne change pas Paul. Même à des centaines de kilomètres, on ne t’oublie pas. Et sache que tu nous manques…

mardi 2 octobre 2012

Été de rêve


 

Il est minuit dépassé et mon équipe, les Athletics d’Oakland, sont en avance 4 à 3 avec une manche à jouer. Cette fin de match sera celle de Grant Balfour, notre releveur numéro un qui n’a aucun sabotage depuis le match des étoiles. Que d’émotions pendant six mois, en écoutant une centaine de rencontres. Peu importe l’heure! Oakland joue plus souvent qu’autrement à 22 h, hélas. Ce serait donc un retour en séries éliminatoires pour la première fois depuis 2006. Une formation très ordinaire, qui soir après soir, joue en équipe, et dans laquelle un héros différent se lève. Il ne manque que trois retraits pour s’assurer d’une place en séries. Billy Beane, pour ceux qui ont vu le film Moneyball, did it again in 2012 !!!!

mercredi 26 septembre 2012

Je me souviens, mère


Les feuilles rougissent, puis tombent. Ma mère doit être heureuse! Ma mère, c’est ça qui l’impressionne. Son cœur rayonne de joie quand arrive l’automne. Elle se précipite en voiture pour aller marcher dans le Parc national de la Mauricie ou encore à la Vallée du parc de Shawinigan, où le centre de ski se transforme en féerie de couleurs. Ahhhhh que c’est beau! Je suis en cours à l’Université Laval. Et par la fenêtre, je vois un joli arbre, orangé et jaune, déjà. Puis le matin, lorsque je sors très tôt, ça sent l’automne. Son odeur est agréable. Plus encore, elle me redonne le sourire quand je pense à celui qu’elle procure à ma mère. Je m’ennuie d’aller parcourir les sentiers avec elle, puis de lui demander de m’acheter le fameux jus de pommes réel. Le brun! Le seul sentier que je parcours maintenant, je le fais en « rollerblade ». Il sépare le boulevard qui mène à mon stationnement et mon université. D’ailleurs, les feuilles au sol me nuisent, mais à quoi bon en faire un plat? Mes yeux, eux, ne s’en déplaisent pas. Bref, je retourne à ma besogne. Toi, maman, prends congé cet après-midi et pars sillonner tes sentiers. Puis souris, en pensant que le petit Jonathan est là derrière comme dans le temps, à bruiter les feuilles avec ses tout petits pieds. Puisqu’il s’y trouve, pas loin, en pensées…

lundi 24 septembre 2012

Prompt rétablissement



Non, je ne vous parle pas de moi qui est assis en classe à 17 h 15 précise, alors que mon cours ne débute qu’à 18 h 30. Hélas, oui, je suis seul en classe, ça me permet de relaxer après une journée de travail plutôt chargée. Je parle de mon « bon vieux chum » Sébas, alias Sébastien. Tout allait bien pour lui si nous reculons le temps d’une centaine d’heures. Il était avec moi et notre ami Simon en voyage « d’hommes », ou de baseball, si vous préférez que je précise. Nous avions mis le cap sur la ville de Détroit, dans l’état du Michigan. Les Athletics d’Oakland étaient les visiteurs. Un voyage parfait, se résumant par de nombreux rires, de la bonne bière froide (ou devrais-je dire des?), une visite du centre-ville sous une pluie fine et une pizza beaucoup trop grande pour trois personnes. Un voyage entre trois « chums » beaucoup trop court, mais si agréable. Bref, le calme avant la tempête pour notre ami Sébas. En effet, pas moins de quatre jours plus tard, c’est son courage et sa ténacité qui l’attendaient au déjeuner. Puis comme un guerrier, il a pris la direction du Centre hospitalier de St. Mary vers les six heures ce matin. Bref, il subissait une opération à la mâchoire. Puis s’en suivront de la douleur et des maux de tête. Puis le lendemain, d’autres douleurs et d’autres maux de tête. Et ainsi de suite. Mais il est fait fort. Il va vite se remettre sur ses pieds. Nous, tout ce qu’on peut faire, c’est de lui apporter du support moral et de lui souhaiter bonne chance. C’est ce à quoi servent de bons amis. Ce matin, en déjeunant, j’ai eu une pensée pour lui. Puis qui sait, probablement qu’il me rendra l’appareil dans un avenir pas si lointain. Ainsi va la vie qui va! On se revoit bientôt Boubou; pour suivre les séries du baseball majeur.

lundi 17 septembre 2012

It’s coming

« It's coming », comme diraient les Anglais. Samedi soir, vers minuit, mon téléphone intelligent m’annonçait une température avoisinant les 0 degré sur le grand Québec. Je suis sorti vérifier et j’ai senti la froidure de l’automne qui voulait se faufiler chez moi. Hélas, nous y sommes. Nous avons vécu un formidable été. Il est presque possible de compter les jours de pluie sur les doigts d’une main. Peut-être deux, me direz-vous, mais la chaleur était au rendez-vous. Bref, l’automne demeure une très belle saison. Non seulement par la beauté de ses couleurs, mais aussi pour son agréable odeur. C’est à la fois particulier et plaisant, mais aussi annonciateur de durs moments que nous devrons traverser. Parce que l’hiver, c’est parfois un dur combat. Tant sur le plan physique que moral. Mes amis blaguent souvent à propos du vent de Québec et de sa température plutôt prenante, tant en été qu’en hiver. Je vais devoir avouer qu’ils n’ont pas tort. Maintenant, allez sortir vos vestes puis vos gants. Sortez les pantalons de pyjama et préparez le café chaud; succès garanti pour une soirée confortable. À bientôt.