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mercredi 18 avril 2012

Oui, cette ville peut ravoir les Nordiques

Hier, je suis allé voir une rencontre de séries éliminatoires au Colisée de Québec. Oui, le feu amphithéâtre des Nordiques. Les Remparts de Québec y recevaient les Mooseheads d’Halifax dans un septième et ultime match. Sur chacun des bancs, il y avait un petit gadget pour faire du bruit. De quoi rendre sourd le bébé qui était assis à une dizaine de places de mon siège. Puis dès l’entrée des Remparts sur la patinoire, j’ai été subjugué. Un tel accueil de quelque 11 000 partisans, en délire, pour du hockey junior! Oui, la ville de Québec est hockey! Oui, ils sont prêts à recevoir les Nordiques de Québec. Gary Bettman aurait dû y être pour voir ça! C’est une montagne de frissons qui m’ont parcouru le corps et une poussée d’adrénaline incroyable qui a duré plus de 30-40 minutes.
À mes côtés, il y avait une charmante dame de 81 ans. Une vraie de vraie! Avec un sens de l’analyse et une rage de vaincre. J’avais peur pour sa vie. Une superbe soirée familiale et un spectacle endiablé. Les habitants de Lévis devaient ressentir l’ambiance qui régnait dans le vieux Colisée. Oui, cette ville est hockey!

mercredi 28 mars 2012

Ce n'est qu'un début


Levez-vous et proclamez-vous devant le soleil levant, même si ce matin, la neige est de retour. Ne faut-il pas rappeler que nous avions joué aux cartes sur le patio la semaine dernière? Et ce, vêtu d'un court chandail, bières à l’appui! Et revoilà cette neige, la plupart du temps rebaptisée « la marde blanche » par plusieurs Québécois. Il faut récupérer le balai que nous avions mis au rancart ou dans le coffre arrière. Ce matin, il fallait être brave pour sortir du lit, tôt, et fermer les yeux sur ce lit blanc de neige qui recouvre le sol. Tôt pour les amateurs mordus de baseball! C’est le début de la saison et le match est présenté au Japon. Mon équipe (les Athletics d’Oakland) y affronte les Mariners de Seattle. Un rituel que respecte chaque année la Ligue de baseball majeure, mieux connu sous son acronyme anglais MLB. Une longue saison de 162 matchs et d’une durée de sept mois au menu. Bon nombre d’entre vous ont décroché au départ de nos Expos, hélas. Je ne vous blâme pas. Moi je serai encore là demain à l’aube, à 5 h, heure du Québec, pour voir à l’œuvre l’ancien lanceur des Expos de Montréal, Bartolo Colon. Mais bon, je serais peut-être au lit si mon équipe n’y jouait pas. Bonne saison!


mardi 20 mars 2012

Un voyage dans le temps

Succès théâtral de Mississippi Othello

L’action commence dès votre introduction à l’Amphithéâtre Hydro-Québec, du pavillon Alphonse-Desjardins, de l’Université Laval. Comme imposant décor, une énorme façade de maison blanche vous plonge directement dans l’ambiance du Mississippi. Puis sur le pavé se berce Big Daddy (René Cossette), un des acteurs principaux de cet ouvrage dramatique, soit Othello, réadapté au Mississippi. De glace, son regard engendre sur vous un léger sentiment de malaise, effleurant celui de la peur. Scénario adapté par la troupe de théâtre Les Treize de l’Université Laval, Mississippi Othello nous replonge à cette époque où l’esclavage régnait. Big Daddy, père de Desdémone (Simone Gagné-Raynauld) et de Iago (David Bouchard), possède une entière confiance en Othello (Vladimir Joseph), le leader de son équipe d’esclavage qui s’occupe de son champ de coton. Puis voilà le danger : sa fille (blanche) tombe amoureuse d’Othello,   « le nègre de service », comme Big Daddy se plaît de lui rappeler à maintes occasions. De toute évidence, cette situation se veut inacceptable à cette époque. Puis le Gouverneur (David Dumais) est un invité de renom à la fête de Desdémone. Il est accompagné de sa femme (Martine Brassard) et son fils Rod (Hugo Dulac), qui devient le principal prétendant de Desdémone. Puis tout au long de l’histoire, Iago jouera le rôle de trouble-fête. Par son talent de manipulateur, il va créer la zizanie entre les différents partis, refoulant un amour profond pour sa sœur. Un spécialiste dans l’art de monter les gens les uns contre les autres. Il faut ajouter une mention toute spéciale aux marionnettistes, un moment de la pièce très réussi avec le souci du détail et très diverstissant, qui personnifie le conte raconté par Othello.

Réalité
Bien déçus ceux qui souhaitaient une fin à l’eau de rose comme nous avons l’habitude d’en voir dans les bons vieux films américains. Il s’agit tout de même d’une pièce du dramaturge anglais William Shakespeare et par le fait même, d’un scénario qui laisse de côté les clichés et qui mise sur l’authenticité de l’époque. Alors à l’éclosion de son amour secret, Desdémone est immédiatement reniée par son père. Elle est pendue au champ par son amoureux Othello, aveuglé par la jalousie. Celui-ci aura d’abord battu à mort son meilleur ami, Cassio (Ismail M’bonigaba), qu’il croyait amoureux de sa douce. Puis il ne faudra que quelques secondes avant que Big Daddy abatte son plus fidèle serviteur. Une fin époustouflante et inattendue, qui vous laissera sans mot. Nous aurions pu entendre une mouche voler à travers ce silence de stupéfaction.
L’expérience
Le metteur en scène, Maxime Robin, y a mis beaucoup d’attention, entre autres, auprès des gens du choeur qui sont transformés en comédiens. Bien dissipés dans le décor et maquillés en esclaves, ils sont bruits et chansons. La variation du jeu de Vladimir Joseph (Othello) est excellente, oscillant de la colère au calme. L’expérience de René Cossette (Big Daddy) est palpable tout au long de la pièce. Son rôle entremêlé d’arrogance, de colère et de domination est livré à point. Simone Gagné-Raynauld (Desdémone) nous transmet son sentiment amoureux. Et que dire du rôle de David Bouchard (Iago), le manipulateur acharné et détestable? Il est interprété à la perfection du début à la fin. Un très beau retour dans l’Histoire et une très belle complicité sur scène! Bref, une fière chandelle à toute la production.






mardi 13 mars 2012

Endors-toi petit

Bud Selig a fait plaisir aux fans! Il a décidé d’ajouter une cinquième formation par association en séries éliminatoires. Mais peut-on vraiment dire « en séries » ou les partisans ont été endormis?

Les deux équipes qui termineraient avec le meilleur dossier et ne terminant pas au sommet de sa division devraient s’affronter dans un match suicide. Donc, l’actuel meilleur deuxième et le meilleur troisième. Puis le gagnant de cette rencontre pourrait accéder aux séries. On peut voir ce changement comme le fait de disputer un match ultime pour déterminer quelle sera la quatrième équipe à participer aux séries. Je n’appelle donc pas ça « une équipe de plus en séries » monsieur Selig, mais plutôt une chance supplémentaire d’y accéder. Et il faut oublier la question de disputer une série complète entre les deux équipes. Ce ne serait pas idéal de voir les six autres équipes déjà classées se reposer pendant six ou sept jours. Bref, je serai probablement POUR si mon équipe termine au cinquième échelon.

samedi 21 janvier 2012

Que de surprises!

La beauté du football, ce sont les revirements! Le week-end dernier, la plupart des parieurs avaient d’abord mis leurs « écus » dans le camp des Saints de la Nouvelle-Orléans. Le quart-arrière doré, Drew Brees, a battu le record de Dan Marino pour le nombre total de verges par la passe en une saison (5476 verges) en plus de décocher 46 passes de touché. Ce dernier a livré une autre solide performance en amassant 462 verges par la voie des airs et en décochant 2 passes de touché. Cependant, il a été victime de 4 interceptions et ce fut insuffisant pour les Saints qui ont été battus par les surprenants 49ers de San Francisco par la marque de 36-32. Dans le camp des rouges, il aura fallu que le quart-arrière Alex Smith remonte tout le terrain dans les derniers instants du match avant de compléter une passe de 14 verges à son receveur Vernon Davis, avec 9 secondes à écouler au cadran. Le magicien n’aura complété que 24 de ses 42 tentatives de passe, mais cumulé 3 passes de touché pour mener les siens à la victoire. Pendant que les Saints cherchent encore à s’expliquer cette déception, San Francisco recevra la visite des Giants de New York.

Parlant des Giants de New York et du quart-arrière Eli Manning, il fallait se souvenir qu’ils avaient déjà joué les trouble-fêtes lorsqu’ils avaient éliminé les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, jusque-là invaincus en 18 rencontres, au Super Bowl de 2008. Juste avant la partie miracle, New York avait éliminé Green Bay à Lambeau Field. Puis le week-end dernier, ils débarquaient dans le Wisconsin pour y affronter les Packs, qui n’avaient subi qu’un seul revers cette saison et qui avaient pour principale mission de défendre son championnat de 2011. Manning s’est chargé de brouiller le tableau avec une performance de 21 passes complétées en 33 tentatives, pour des gains de 330 verges. Il aura lancé 3 passes de touché dans un gain de 37-20 des Giants sur les Packers. Il faut noter la superbe performance de la défensive new-yorkaise, qui aura muselé un des quarts-arrière de l’heure, Aaron Rodgers.

Deux des équipes favorites sont maintenant reléguées aux oubliettes et nous aurons droit à deux demi-finales très intéressantes. Outre New York qui visitera San Francisco, les Ravens de Baltimore, menés par leur défensive, rendront visite aux Patriots de la Nouvelle-Angleterre. Les Pats sont maintenant seuls au monde selon plusieurs experts, mais il faudra attendre de voir ce qui se passera sur le terrain.

lundi 21 novembre 2011

Patrick D’Aoust un pilier des Capitales de Québec

Intensité, leadership, éthique de travail exemplaire : voilà comment ses collègues décrivent Patrick D’Aoust. Le receveur des Capitales de Québec, soit la seule équipe canadienne de la Ligue de baseball Can-AM, a reçu le titre du meilleur joueur défensif de la ligue pour la saison 2011. Il vient aussi de remporter un troisième championnat en autant de saisons.


Lors de la grande finale, les «Caps» ont eu le dessus sur les Jackals du New Jersey. Il s’agissait d’un troisième championnat consécutif pour Patrick D’Aoust et ses comparses. Cette fois-ci, l’homme masqué réalise son rêve en tant que joueur régulier, mais plus encore, en tant que pilier de l’équipe. Il était fier de son rôle : «Cette année, ma responsabilité était beaucoup plus grande et la moindre petite chose que je pouvais faire, c’était gros pour moi. N’empêche que les trois championnats demeurent tous aussi importants les uns que les autres.»


Joueur défensif de l’année


La saison 2011 s’est conclu de bien belle façon pour le numéro 6. Il a été élu joueur défensif de l’année. Pour lui, il s’agit d’un grand honneur : «Mon objectif était d’être le meilleur joueur défensif des Capitales. Recevoir ce prix au niveau de la ligue, c’était complètement inattendu. C’est certain que ça me fait plaisir puisque tout le travail que j’ai mis là-dedans me rapporte aujourd’hui.» Ses statistiques parlent d’elles-mêmes. En 73 rencontres, il a retiré 23 des 69 coureurs qui ont tenté de voler un but. Il n’a laissé passer qu’une seule balle et commis que trois maigres erreurs.


Louangé de ses pairs


Pour mieux comprendre son importance au niveau de l’équipe, il suffit de demander à ceux qui le côtoient quotidiennement. D’abord, le releveur Dexter Bobo encensait son receveur : «C’est un des joueurs les plus travaillants avec lequel j’ai joué. C’est un leader dans le vestiaire et il dégage que des ondes positives sur les autres joueurs.» Les propos du releveur Guillaume Duguay abondaient dans la même direction : «Son éthique de travail est exemplaire et il faut faire preuve d’une excellente forme physique pour jouer 70 rencontres à la position la plus difficile. [] Il fait partie du cœur de notre équipe.» Un autre lanceur, Jean-François Ricard, soulevait un autre aspect important : «Il me donne confiance en moi au monticule et il parvient à le faire avec tous nos lanceurs. Ça change la mentalité des lanceurs.»


Présence québécoise


Au Québec, les amateurs de sports sont très exigeants auprès des organisations sportives lorsqu’il s’agit d’embaucher des joueurs québécois. Les Capitales comptent sur plusieurs produits locaux. Patrick n’avait que d’éloges à faire auprès de l’organisation, tout en y contribuant : «J’essaye de recommander chaque joueur avec lequel j’ai joué. Je trouve l’initiative très importante et on doit continuer de faire place aux Québécois parce qu’ils sont fiers de porter l’uniforme des Capitales. Moi, je veux demeurer ici jusqu’à ce que je sois trop vieux ou que je ne performe plus. Je jouerais ici toute ma vie»

vendredi 11 novembre 2011

La Traverse : Un franc succès!

La pièce de théâtre La Traverse fera salle comble pendant sept représentations consécutives cette semaine. Présentée par la troupe Les Treize au Théâtre de poche du pavillon Maurice-Pollack de l’Université Laval, la distribution se veut un mélange de jeunes étudiants et de vétérans comédiens.


La Traverse raconte l’histoire de Léo, Nicolas, Isabeau et Marion qui se rencontrent lors d’un voyage vers Baie-Comeau. À bord du traversier, quatre fantômes les suivent pas à pas. Puis chacun des passagers se livrera aux autres, dans le but de se libérer de lourds secrets. C’est durant cette traversée que se jouera le destin de ceux qui, incapables de faire leur deuil, maintiennent leur fantôme prisonnier du fleuve. La mise en scène et la création de la pièce sont l’œuvre de Corinne Sévigny-Lévesque, qui fut inspirée d’histoires d’enfance : «C’est une partie de mon histoire familiale. Quand j’étais plus jeune, j’aimais écouter les «accroires» de mon père ou bien les exploits de mon grand-père et de ses frères. Incapable de démêler le vrai de la légende, j’aimais imaginer le meilleur du pire. J’écris donc à partir de ces histoires»


Troupe talentueuse


Les huit comédiens forment un amalgame parfait de jeunesse et d’expérience. Madame Sévigny-Lévesque n’avait que de bons mots pour eux : «Ils sont incroyables, charmants et énergiques. Ils étaient parfois indisciplinés, mais la plupart sont jeunes et ils sont tous bourrés de talent. J’adore leur spontanéité sur scène, notamment dans leur réaction.» On y retrouve Marie Catherine Béland (Louise), Dayne Simard (Marc), Hugo Dulac Lemelin (Nicolas), Maude Bégin-Robitaille (Évelyne) et Delphine Quenneville (Isabeau) en tant qu’étudiants. René Cossette (Léo), Mia Bernand Landry (Marion) et Maxim Paré Fortin (Elliot) ne sont pas étudiants à l’Université Laval. Vous allez adorer le jeu de ces comédiens lorsqu'ils deviennent eux-mêmes accéssoires .


Comédien de 42 ans


René Cossette se veut le vétéran de la troupe à 42 ans. La différence d’âge ne le dérange pas du tout, bien au contraire : «La magie du théâtre, c’est qu’il n’y a pas de conflit de générations. Que tu joues avec quelconque groupe, l’important, c’est l’ambiance et la chimie qui s’en dégage. Et ce, surtout s’il n’y a pas de gros égo et que les gens sont simples. Les jeunes me nourrissent par leur énergie et par leur créativité. Nous, les plus vieux on réfléchit, parfois même trop, tandis qu’eux n’ont jamais peur de foncer. » Il faut souligner que le vétéran comédien vient de fêter son 25 e anniversaire dans le monde de la scène.


Répartition des rôles


La troupe Les Treize présente plusieurs pièces de théâtre par session. Le nombre varie indépendamment des projets acceptés. Cependant, l’exclusivité demeure aux étudiants, comme nous l’expliquait Delphine Quenneville, Présidente de la troupe de théâtre : «Les rôles doivent être distribués à des étudiants, et ce, à 50 % minimum. De plus, les rôles en ordre d’importance leur sont réservés. Cette année, Les Treize présentent quatre pièces à la session d’automne comparativement à six cet hiver. Un comédien peut jouer dans une seule pièce par session.»


Étudiant-Comédien


Ce n’est pas de tout repos de devoir jouer sept représentations en six jours, en plus des deux pratiques de mise au point plus communément appelées « la générale ». Concilier études, travail et rôle de comédien est donc assez éprouvant, comme nous l’explique Dayne Simard, comédien et étudiant en relation industriel : «Cette semaine, j’ai délaissé un peu les cours pour me consacrer à mes deux examens de demain (vendredi). Moi, je performe lorsque je suis débordé. Lorsqu’on travaille fort et que l’on réussit, c’est encore plus motivant.» La Traverse sera présentée à nouveau vendredi soir, samedi soir ainsi que dimanche en après-midi (supplémentaire) et dimanche soir.